Le barème kilométrique 2012

Le nouveau barème kilométrique pour l’année 2012 vient de paraître.  Comme chacun pourra le constater, il est strictement identique à celui de l’année passée.

A titre d’information :

Puissance Jusqu’à 5000 kms De 5001 à 20000 kms Au delà de 20000 kms
3 cv d x 0.405 (d x 0.242) + 818 d x 0.283
4 cv d x 0.487 (d x 0.274) + 1063 d x 0.327
5 cv d x 0.536 (d x 0.300) + 1180 d x 0.359
6 cv d x 0.561 (d x 0.316) + 1223 d x 0.377
7 cv d x 0.587 (d x 0.332) + 1278 d x 0.396
8 cv d x 0.619 (d x 0.352) + 1338 d x 0.419
9 cv d x 0.635 (d x 0.368) + 1338 d x 0.435
10 cv d x 0.668 (d x 0.391) + 1383 d x 0.460
11 cv d x 0.681 (d x 0.410) + 1358 d x 0.478
12 cv d x 0.717 (d x 0.426) + 1458 d x 0.499
13 cv et plus d x 0.729 (d x 0.444) + 1423 d x 0.515

Source :
BOI 5-F-5-12 du 22 février 2012

CFE : un abattement possible ?

Depuis l’instauration de la Cotisation Foncière des Entreprises, certaines activités bénéficient d’exonération totale. Tel est le cas des agriculteurs, des auto-entrepreneurs,…

Mais les textes concernant cet impôt, apportent une précision au sujet des artisans, bien souvent ignorée par les professionnels. L’article 1468 du Code Général des Impôts prévoit un abattement pour les chefs d’entreprises immatriculés au Répertoire des Métiers, ainsi que les artisans, à hauteur de :

  • 75% pour l’emploi d’un salarié ;
  • 50% pour l’emploi de deux salariés ;
  • 25% pour l’emploi de trois salariés.

Les entreprises concernées par cet abattement doivent effectuer principalement des travaux de fabrication, transformation, de réparation ou des prestations de services. Mais la condition sine qua non est que la rémunération du travail représente plus de 50% du chiffre d’affaires global.

C’est donc un texte à mettre en avant pour une demande d’abattement pour les entreprises concernées, au titre de l’année 2011, auprès de l’Administration.

Outil de calcul des charges sociales des indépendants

C’est un site que j’ai trouvé par hasard sur le net, et qui pourrait s’avérer très intéressant pour celles et ceux qui souhaitent déterminer le montant de leurs cotisations sociales obligatoires : 1dependance.fr

Les cas pris en considération par cet outil sont les plus basiques. Il est bien évident que pour les cas particuliers, il est préférable d’avoir recours à un logiciel spécifique tel que EIC Cot Tns, qui est sans nul doute, ce qui se fait de mieux sur le marché à l’heure actuelle.

Homologation de 5 règlements de l’Autorité des Normes Comptables

Un article intéressant de mon ami Claude :

Au journal officiel du 30 décembre 2011, l’arrêté du 27 décembre 2011 a homologué 5 règlements de l’Autorité des normes comptables (ANC) :

(…)

Lire la suite sur l’espace perso de Claude “Homologation de 5 règlements de l’Autorité des Normes Comptables”.

Bonne année 2012

Rapport Annuel WordPress.com

Nos lutins statisticiens ont été occupés à préparer un rapport personnalisé détaillant la santé de votre blog en 2011! En voici un aperçu.

Quelques chiffres croustillants

Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 2 800 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 47 voyages pour transporter autant de personnes.

En 2011 il y a eu 29 nouveaux articles, pour un total de 94 sur ce blog. Il y a eu 4 images téléchargées, pour un total de 761kb.

Le jour le plus actif de l’année a été le 9 mai avec 45 pages vues. L’article le plus populaire ce jour là a été Report de la date limite de paiement du solde de la CVAE 2010

Il est évident que ces chiffres n’ont rien à voir avec ceux de mon ami Claude ! Mais je tiens à remercier toutes celles et ceux qui suivent régulièrement ce blog, ou qui n’y font qu’un passage rapide, pour avoir pris le temps de lire mes articles.

Je vous souhaite une excellente année 2012.

A bientôt

Fin des débats budgétaires, la hausse de TVA amendée

Un délai de trois mois a été accordé pour la hausse de TVA sur le livre. Concernant les travaux de rénovation dans les logements, les devis signés avant le 20 décembre et pour lesquels un acompte aura déjà été encaissé par les entreprises, pourront bénéficier d’une TVA à 5,5 %.

Le marathon budgétaire, qui aura vu cette année les textes s’enchevêtrer au gré des plans de rigueur successifs (12 milliards le 24 août, 7 milliards le 7 novembre), s’est achevé ce mercredi 21 décembre, avec la discussion à l’Assemblée nationale, en lecture définitive, du projet de loi de Finances 2011, tandis que le Sénat a rejeté une nouvelle fois dans l’après-midi la quatrième loi de Finances rectificative pour 2011. (…)

Lire la suite sur le site des Echos

Le taux réduit de TVA à 7%

Le 7 Novembre dernier, le Gouvernement annonçait différentes économies avec la loi de finances rectificative 2011. Parmi ces mesures, l’article 11 qui prévoyait une TVA à taux réduit passant de 5.50% à 7%.

Après différents ajustements, le texte a été adopté à l’Assemblée Nationale en première lecture, le 6 décembre 2011. Il y était prévu un taux de TVA à 7% pour tous les biens et services actuellement à taux réduit, excepté pour les biens de première nécessité.

C’est finalement au Sénat que tout s’est joué, le 15 décembre dernier. Les sénateurs ont, à l’unanimité, voté pour la loi de Finances rectificative 2011, mais avec certaines modifications. Ainsi, l’article portant sur le changement du taux de TVA a été purement et simplement supprimé.

Donc, en l’état actuel des choses, aucun taux intermédiaire de TVA ne saurait être appliqué.

Plus d’info :
Sénat : 4ème loi de finances rectificative 2011

Le régime social des cadeaux et bons d’achat pour Noël

En cette fin d’année, il est de coutume pour les employeurs des entreprises de moins de 50 salariés, ou les comités d’entreprises, d’offrir un cadeau ou un bon d’achat aux salariés.

C’est pourquoi, dans sa lettre d’information du 22 Novembre dernier, l’URSSAF rappelle les conditions d’exonération des cotisations de Sécurité Sociale sur ces cadeaux. Leur valeur pour l’année complète, doit être inférieure ou égale à 5% du plafond mensuel de la Sécurité Sociale. Ainsi, pour l’année 2011, la limite se situe à 147 euros.

La lettre d’information rappelle également, les évènements pour lesquels l’exonération de charges sociales est possible :

  • Naissance ;
  • Mariage, PACS ;
  • Retraite ;
  • Fête des mères, fête des pères ;
  • Sainte Catherine et Saint-Nicolas ;
  • Noël du salarié et des enfants jusqu’à 16 ans révolus dans l’année civile ;
  • Rentrée scolaire pour les salariés ayant des enfants jusqu’à 19 ans révolus dans l’année civile.

C’est pourquoi, dans un premier temps, il faut vérifier si le seuil de non assujettissement (fixé à 147 euros pour cette année) est dépassé ou non. S’il est dépassé, il faut alors vérifier si les évènements pour lesquels le salarié a bénéficié des cadeaux ou bons d’achat, font bien partis des évènements ouvrant droit à l’exonération.

Plus d’info :

Lettre d’information de l’URSSAF du 22 Novembre 2011

Fraude sur le marché du carbone

Le 1er janvier 2005, arrivait en Europe un principe novateur en matière de développement durable : les quotas de gaz à effet de serre. Ce système se veut être équitable pour chaque pays membre de l’Union Européenne sans toutefois, pénaliser les entreprises soumises à cette « autorisation de polluer ».

Mais après quelques années de fonctionnement, il a été constaté par les administrations fiscales, un dysfonctionnement dans le système. Des disparités en termes de fiscalité ont été décelées, notamment au niveau de la TVA.

Pas moins de 5 milliards d’euros auraient été détourné dans l’Union Européenne, dont environ 1.5 milliards rien que pour le fisc français, depuis 2007.

Les principes des quotas de CO2

1-La taxe carbone en quelques mots

C’est le protocole de Kyoto de 1997, qui a apporté l’idée d’un permis de polluer. Avec les changements climatiques qui évoluent, et les émissions de carbone qui s’accélèrent, il a été décidé de donner une limite à ces excès. C’est pourquoi, tous les pays membres de l’Union Européenne ont adopté un système de quota afin de donner un droit de polluer plus limité aux entreprises ayant des activités polluantes.

La mise en place en France résulte d’une transposition de la directive européenne 2003/87/CE 1. Ainsi, le 1er Janvier 2005, entrait en vigueur les quotas d’émission de gaz à effet de serre, dans tous les pays européens.

Dès lors, chaque quota est considéré comme « un actif non monétaire sans substance physique représentant un droit attribué par l’Etat ». Cela a permis la création d’un marché d’achat-vente de ces quotas. Les entreprises obtiennent un certain nombre de « droit à polluer ». En contre partie, elles peuvent :

  • soit en acheter si elles n’en ont pas suffisamment,
  • soit en revendre si elles n’ont pas l’utilité de tous leurs quotas.

Non seulement cela a permis aux industriels d’investir dans des machines moins polluantes, mais également de limiter les émissions de dioxyde de carbone.

C’est pourquoi, nombreux sont ceux qui assimilent ces quotas à un « pétrole vert ».

2-La régulation du carbone sur le marché

Dès 2005, l’Europe laisse à chaque Etat membre, la liberté de réguler le marché du carbone.

Pour la France, c’est Tracfin, le service anti-blanchiment qui dépend du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, qui va gérer ce nouveau marché. Leur nouvelle mission est de vérifier les déclarations des différentes transactions effectuées au niveau des gaz à effet de serre.

L’avantage de ce service de renseignements est de pouvoir surveiller tous les mouvements d’argent sur le territoire français. De plus, ils peuvent obtenir des données de la part des banques, des douanes, du fisc,… Mais depuis peu, c’est l’ensemble des professions du chiffre et du droit, qui ont l’obligation légale de déclarer à Tracfin tout soupçon de fraude.

Au niveau du marché boursier carbone, il y a l’organisme Bluenext qui a été créé en 2006. C’est un marché où sont négociés les quotas. Donc, une facilité pour les personnes souhaitant acquérir ou revendre leurs droits à polluer.

Même si ces organismes montrent que le marché du carbone est surveillé, il n’empêche qu’au fil du temps, des limites se font ressentir.

Les limites des quotas

1-Les fraudes à la TVA

La mise en place des quotas d’émission de gaz à effet de serre, part sur un principe d’harmonisation au niveau européen. En tous les cas, tel était le souhait initial de l’Union Européenne. Mais des disparités entre les Etats membres au niveau législatif, ont permis à certains de s’engouffrer dans des brèches que personne n’avait su détecter avant 2009.

Le principe de cette escroquerie est simple : les fraudeurs achetaient des quotas de CO2 dans des pays n’appliquant pas la TVA sur ces quotas, et les revendaient dans des pays où les prix étaient TTC comme la France, l’Allemagne ou encore l’Espagne. Ainsi pendant des années, les fraudeurs gagnaient sur chaque transaction la différence, équivalant à la TVA.

La découverte de cette arnaque a permis à tous de constater les différences entre les régimes fiscaux des Etats membres de l’Union Européenne.

Pendant quelques années les fraudeurs ont profité des failles du système pour empocher des millions, voire des milliards. Car en effet, selon certaines estimations, notamment Interpol, ce ne serait pas moins de cinq milliards d’euros de manque à gagner pour les pays appliquant la TVA sur les quotas de gaz à effet de serre.

Avant que la fraude n’éclate, Tracfin avait reçu différentes informations sur des transactions suspectes. Ces informations émanaient de banques ou encore, de Bluenext. Mais il a fallu du temps pour attester de la véracité des soupçons.

Dès la découverte de l’arnaque, le Gouvernement a immédiatement pris les devants en émettant un Bulletin Officiel le 11 Juin 2009 2. Ce texte stipule que les quotas en tant qu’instruments financiers dérivés, sont exonérés de la TVA. Donc, plus d’arnaque possible pour les fraudeurs !

A la parution du Bulletin Officiel, les transactions sur le marché du carbone se sont littéralement effondrées à hauteur de 90%. Autant dire, que l’ampleur de l’arnaque était réelle !

Malgré une réaction immédiate de la France, cela n’a pas empêché à beaucoup de s’enrichir de manière illégale : un vendeur de textile sur les marchés, une retraitée à la tête d’une société spécialisée dans l’achat-vente de quotas de carbone,… Mais pas seulement ! Car une fois le filon découvert, les mafias s’y sont également intéressées.

A aujourd’hui, différentes procédures judiciaires sont en cours avec les coupables présumés de cette arnaque. Hormis, ces procédures, le fisc réclame à Bluenext la somme de 350 millions d’euros, équivalant au montant de l’arnaque non remboursé par les fraudeurs. La procédure est toujours en cours.

2-L’escroquerie par les hackers

Mais la fiscalité, n’est pas le seul « talon d’Achille » de ces quotas. Une nouvelle escroquerie est apparue le 28 janvier 2010.

Cette fois-ci, ce sont les utilisateurs qui ont été les victimes de cyberescrocs. Les détenteurs de quotas de gaz à effet de serre ont reçu un mail provenant, soit disant, du marché du carbone. Il leur était demandé de confirmer leur identifiant et leur mot de passe. Dès lors que les utilisateurs transmettaient ces informations, les escrocs pouvaient pirater à leur guise, les comptes carbone des victimes. C’est ainsi que les pirates informatiques ont pu effectuer des opérations à leur profit. Ils ont donc, récupéré des certificats d’émission sur les comptes des victimes, et les ont immédiatement revendus. Par contre, aucune trace des escrocs qui ont tout simplement disparu sans laisser de trace !

Ce type d’escroquerie est devenue monnaie courante sur internet, et n’importe qui en a déjà entendu parler. C’est pourquoi, selon les dirigeants de Bluenext, la sécurité du marché du carbone n’est pas remise en cause. Selon certains, ce serait davantage « la naïveté des victimes qui serait en cause ».

Même si l’ampleur de l’escroquerie est moindre comparée à celle de la TVA, il n’empêche qu’un malaise se créé sur le marché du carbone. La fiabilité du système est tout simplement remise en cause par beaucoup.

Conclusion

Quoiqu’il en soit, les deux situations exposées, prouvent que le marché du CO2 doit faire face à de nombreuses attaques. Que ce soit au niveau fiscal ou encore au niveau informatique, un marché quel qu’il soit, se doit d’être fiable pour redonner confiance à ses utilisateurs.

Les fraudeurs sont partout. La moindre faille observée, la moindre faiblesse montrée, et ce sont des personnes malhonnêtes qui s’immiscent dans le système. C’est d’ailleurs le cas pour le marché carbone où les fraudeurs sont comparés à des « criminels en col blanc ».

Par ailleurs, le fait que l’Europe laisse la liberté à chacun de ses Etats membres, pour statuer sur les quotas au niveau juridique, va à l’encontre d’un esprit d’harmonisation au sein de l’Union Européenne. Initialement, l’Europe souhaitait donner une image avant-gardiste à des pays comme les Etats-Unis ou encore le Japon. Mais au vu de ces fraudes que dire de l’image du marché du CO2 face au reste du monde ?

Toutes ces limites démontrent qu’il reste encore beaucoup de travail à faire en la matière.

1Directive 2003/87/CEdu Parlement européen et du Conseil
2Bulletin Officiel des Impôts n°58 du 11 Juin 2009

Sources :

Vers une nouvelle modification des indemnités journalières de Sécurité Sociale ?

Il y a quelques mois, la newsletter n°59 de novembre 2010 annonçait un premier changement notable concernant les modalités de calcul des indemnités journalières de Sécurité Sociale. Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2012 dans sa rédaction d’origine, prévoit également une modification de ce calcul.

Quels étaient les changements prévus ?

Il est prévu dans le cas de la maladie des travailleurs salariés de se baser, non plus sur le salaire brut comme c’est le cas actuellement, mais sur le salaire net. C’est pourquoi, il faudra prendre 78.50% du salaire brut ; le différentiel de 21.50% correspondant à un abattement forfaitaire au titre des charges sociales.

L’autre modification notable, est le pourcentage de prise en charge, passant ainsi de 50% à 60%.

Tous ces changements, s’ils venaient être votés, entreraient en vigueur dès le 1er Janvier 2012.

Quelle aurait été l’incidence sur la rémunération ?

Prenons l’exemple d’un salarié percevant 2000 euros de salaire brut mensuel. Ce salarié est absent du 02 au 15 janvier 2012 inclus, et travaille habituellement du lundi au vendredi. Cela donne 70 heures d’absence pour maladie, pour un temps de travail réel sur janvier de 154 heures. Comparons les deux méthodes de calcul d’indemnisation :

Brut Net
Indemnisation Sécurité Sociale ((2000 x 3)/91.25 jours)x 12 jours x 50% = 394.52 euros ((2000 x 3 x 78.50%)/91.25 jours)x12 jours x 60% = 371.64 euros
Indemnisation employeur ((2000 x 70 / 154) x 90% – 394.52 = 423.66 euros ((2000 x 70 / 154) x 90% – 371.64 = 446.54 euros

De par cet exemple, on s’aperçoit que le manque à gagner du salaire au niveau de la Sécurité Sociale n’en est pas réellement un. En effet, c’est l’employeur qui aurait supporté le coût de cette mesure.

Une charge supplémentaire pour les entreprises au profit de l’Etat qui souhaite par le biais de cette mesure, combler un peu plus le déficit.

Et après le vote des députés ?

Ces modifications n’ont pas été votées par les députés au cours de leurs délibérations, fin octobre 2011. Au contraire, les députés, en refusant cette mesure, obligent le gouvernement à trouver de nouvelles solutions, toujours destinées à réduire le déficit.

La création d’un quatrième jour de carence fait partie des possibilités sur lesquelles travaille le ministère de la santé.

Source :

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